La bakélite est une résine synthétique qui a été
découverte en 1906 par un chimiste belge, le docteur Léo
Baekeland, né à Gand en 1863. Emigré aux Etats-Unis,
passionné de photo, il met d’abord au point un papier
sensible à la lumière artificielle et cède son invention
à Georges Eastman en 1899. En 1926, la bakélite tombe
dans le domaine public. En 1939, Beakeland cède toutes
ses parts au géant américain de la chimie Union Carbide.
Il décèdera en 1944.
Dans le courant des années vingt, des sociétés
licenciées pour la fabrication de la bakélite font leur
apparition en Allemagne, au Japon ainsi qu’en France( à
Montreuil puis à Bezons où elle fonctionne toujours !)
Cette résine ( matière plastique thermodurcissable) à
laquelle Léo Baekeland va donner son nom est obtenue par
chauffage de phénol, ou de crésol, en présence
d’aldéhyde formique. Il existe trois types de bakélite :
 |
La
bakélite " A ", matière visqueuse, soluble dans
l’alcool et l’acétone ; |
 |
La
bakélite " B ", obtenue après chauffage de la
précédente, est une matière dure à froid,
plastique à chaud ; |
 |
La
bakélite " C ", obtenue après chauffage de la
bakélite " B ", est insoluble dans les solvants
et résistante à la chaleur. |
|
La bakélite a été utilisée tout d’abord pour ses qualités
d’isolant électrique.
Les objets peuvent être " bakélisés " par trempage dans la
bakélite " A ". Ce procédé a été surtout mis en œuvre pour le
carton afin de réaliser des matériaux isolants bon marché. A
titre d’exemple, le carton "bakélisé" a été souvent utilisé pour
constituer le dos des postes de radio.
La bakélite en poudre, incorporée à d’autres produits, peut être
moulée facilement. C’est sous cette forme qu’elle est utilisée
pour la fabrication des carrosseries des postes TSF. Selon les
additifs choisis par les constructeurs, la bakélite prend des
teintes très variables mais elle est généralement limitée aux
teintes foncées (noir, brun, bleu, rouge, vert) souvent unies,
parfois marbrées ou chinées.
La bakélite est une matière dure qui possède une très faible
élasticité ; les fentes et les cassures sont malheureusement
fréquentes.
On confond souvent la bakélite avec l’ébonite qui est un produit
issu directement du caoutchouc, de couleur noire très cassant,
utilisé comme isolant électrique et pour la fabrication des
premiers disques.
Comment reconnaître la bakélite ? Critère absolu :
frottée avec un tissu de laine, la bakélite dégage une odeur de
phénol. Autre indices : matière dune sans élasticité, aspect de
surface imperceptiblement rugueux ( alors que les
thermoplastiques sont parfaitement lisses.)
Comment l’entretenir ? Nettoyage à l’eau et au savon.
Tampon " Ouator ". Rénovant de surface " Géco ", Spray " Abel
Auto " pour plastique. Eviter absolument les abrasifs en poudre
et les tampons Jex.
( Bibliographie "ART PLASTIQUE" La vie quotidienne de -Andrea
DiNoto )